jeudi 28 janvier 2016

Solidarité, égalité, fraternité, … Centres de Santé


Tous les membres de l’Union Syndicale des Médecins de Centres de Santé vous présentent leurs meilleurs vœux pour cette année 2016 alors que le mois de janvier s’achève déjà. Permettez-nous de vous souhaiter beaucoup de bonheur, pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers. Mais aussi d’espérer pour cette année une sérénité retrouvée dans un monde plus pacifique, plus tolérant et plus solidaire. Car nous en avons bien besoin.
Vous le comprendrez, nos vœux sont empreints cette année d’une gravité inhabituelle. L’année 2015 s’est achevée comme elle avait commencé, douloureusement, nous confrontant à une violence qui met à l’épreuve notre société et ses valeurs. Des mots résonnent à nouveau, des mots que nous pensions en France réservés au passé : réfugiés, guerre, état d’urgence, sécurité ...

mardi 26 janvier 2016

Mercantilisation de la santé ou l’obsolescence programmée de la solidarité


Pauvre France, ou l'on continue de faire des "bonnes" affaires et des "bons" coups sur le dos du plus grand nombre. Dans le domaine de la santé, comme dans d'autres,  ces mauvaises actions se développent et se multiplient et cela toujours avec le faux alibi de rendre service à la population  alors qu'il s'agit de faire fructifier des intérêts particuliers ou de favoriser des politiques nocives pour les citoyens de notre pays. Prenons trois exemples aussi variés que néfastes.

jeudi 14 janvier 2016

Centres de Santé du GCM des Bouches du Rhône: "Circulez, il n'y a presque plus rien à voir..."


Le 6 Décembre 2012, le Grand Conseil de la Mutualité des Bouches du Rhône licenciait 39 médecins généralistes exerçant dans les 11 centres de santé mutualistes : ceux-ci refusaient de transformer leur contrat à la fonction en un contrat à l’acte et la médecine sociale en une pratique vouée aux ambitions assurancielles de la Mutualité. (voir article 02/2015)
L’USMCS qui a soutenu les médecins licenciés et leur combat pendant deux ans, continue de s’intéresser aux conséquences de cette casse programmée et assumée.
Revue générale donc….

samedi 12 septembre 2015

Accord National acte 2, Loi de Santé suite et solidarité : agir !


Réagir et agir face au drame 
Comment ne pas réagir face au drame qui se joue désormais sous nos yeux ?  Les guerres en Syrie, en Irak, en Lybie ont pourtant alimenté ces derniers mois les bulletins d’information, mais dans une indifférence quasi générale il est vrai. Finalement, la question était surtout de savoir si elles allaient avoir des répercussions sur nos économies chancelantes... Mais voilà qu’elles nous ont rattrapés, violemment, interpellant nos consciences, enfin… Les morts, nombreux depuis des années, tombaient à nos frontières, invisibles, ignorés. Ils les ont franchies… Les corps s’échouent, les  camions deviennent des corbillards, charniers ambulants, témoins autant de l’ignominie des passeurs que de la real politique assassine des états européens  et de leurs dirigeants aux certitudes deux fois ébranlées en quelques mois : la réaction du peuple grec et aujourd’hui, un flot de réfugiés victimes de l’incapacité du monde à agir pour empêcher et stopper des guerres meurtrières.
Aussi, nous joignons  nos voix de médecins, de citoyens d’un monde qui ne peut plus fermer les yeux, de femmes et d’hommes tout simplement,  à toutes celles qui dans un mouvement de solidarité et d’indignation demandent que les milliers de migrants fuyant les guerres et leurs exactions soient accueillis avec humanité et dignité en France et dans toute l’Europe. La mise en place d’un réseau de solidarité européen et international qui réponde aux enjeux humanitaires et sanitaires de cet exode massif est urgente et les acteurs de la santé doivent se mobiliser. Les initiatives solidaires s’organisent. Nous, médecins de centres de santé, en serons. Mais cet élan citoyen ne doit pas exonérer nos gouvernants et dirigeants français de leur responsabilité à apporter des réponses politiques dans le respect des valeurs qui ont fondé le pays des droits de l’homme, et d’abord la première, la fraternité…
Rentrée interrogative  pour les centres  de santé
C’est donc fait : un nouvel accord national, le deuxième de l’histoire,  a été enfin signé entre la CNAMTS et les organisations gestionnaires des centres de santé début juillet.  Il ponctue enfin 12 ans d’attente après la signature du premier accord en 2003 et après une année de négociations difficiles. Elles furent même interrompues unilatéralement par la CNAMTS suite au mouvement des médecins libéraux rejetant en bloc  et dans un même élan, les nouvelles rémunérations forfaitaire des pratiques d’équipe et la loi de santé, dont la mesure phare et symbolique, la généralisation du tiers payant. Que de temps perdu ! Je vous renvoie sur ce sujet à nos nombreux communiqués de presse dénonçant l’irresponsabilité des organisations syndicales libérales, leur corporatisme et leur archaïsme.
Quel premier bilan tirer de l’accord national alors que sa mise en œuvre ne sera effective qu’au 1er janvier 2016 et qu’il est annoncé comme une réponse aux revendications de financements des centres ?

jeudi 10 septembre 2015

MORT BRUTALE ou ETOUFFEMENT PROGRESSIF, 2 façons de faire MOURIR un CMS.


A Colombes on a opté pour la mort brutale. A Drancy c’est la deuxième méthode qui a été choisie par la municipalité.
Il y a longtemps, dans l’immédiat après guerre, les banlieues ouvrières, qui s’appelaient la ceinture rouge, n’attiraient guère les médecins libéraux. On ne les appelait pas des déserts médicaux mais cela y ressemblait drôlement. En ce temps là, en s’appuyant sur des médecins militants issus de la résistance, les municipalités communistes, décidèrent d’organiser les soins  en créant les centres municipaux de santé. Une santé de qualité pour tous, disaient-ils déjà. A  Drancy, sous la houlette du Dr Georges Godier et sa célèbre moustache à la Brassens, se créa, s’agrandit, se modernisa le centre de santé de la ville.
Un centre principal en centre ville et 3 annexes situées au cœur des cités.
Dans le centre principal : des généralistes,  les spécialistes, de la radiologie, du laboratoire.
Dans les annexe : 2 généralistes (1 homme, 1 femme) assurant en alternance la consultation de médecine générale et quelques consultations  de spécialistes (toujours de la gynécologie)  variant d’un centre à l’autre en fonctions des besoins locaux, ainsi que du laboratoire tous les jours.
Très fréquentés par les drancéens de toutes origines sociales les centres semblaient inscrits à tout jamais dans la ville.
Aux municipales de  2001, changement d’orientation politique de la ville…
la lente descente des centres de santé va commencer. Sans jamais le dire ouvertement (encore moins l’écrire), l’objectif est de réduire à peau de chagrin l’héritage encombrant de la municipalité précédente que représente les centres de santé au « profit » de l’exercice libéral et ainsi dégager la municipalité de la charge financière de la santé.
Préoccupations idéologiques, préoccupations financières…Difficile de dire… probablement les deux. Mais aussi peut-être, plaire au secteur libéral (qui ne demande plus depuis longtemps la suppression des CMS), et rendre encore plus difficile l’accès aux soins pour les populations défavorisées….. en espérant que celles ci quittent la ville.
Le choix de la stratégie lente a été fait pour ne pas heurter les administrés qui fréquentent de manière importante les CMS, d’autant que le secteur libéral qui ne pourrait avaler le surplus de patientèle. Cela laisse, de plus, le temps d’organiser une alternative … La création d’une Maison de Santé libérale sur laquelle je reviendrai plus tard…  

Etait-ce déjà pensé, planifié ?