La
loi de santé publique du 9 août 2004 a fixé comme objectif de couverture
vaccinale une couverture vaccinale de 95% en 2008 pour toutes les vaccinations
relevant de recommandations en population générale, à l’exception de la grippe
(75%). En 2012, ils n’étaient pas atteints pour la plupart des vaccinations
concernées, sauf chez l’enfant pour la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite,
la coqueluche et l’Haemophilus influenzae
b pour la primo-vaccination (1).
Une
enquête réalisée en milieu scolaire entre 2008 et 2009 relevait que seulement
84% des adolescents de 15 ans étaient à jour de leur vaccination DTP et 70%
pour la Coqueluche (2). Pour les adultes, les données
épidémiologiques sont plus complexes à analyser du fait de l’absence de recueil
de données systématique des vaccinations. D’après les données vaccinales de
l’Enquête Santé et de Protection Sociale réalisée en 2002 (3), seules 62,3% des personnes âgées de
plus de 15 ans déclaraient avoir été vaccinées contre le tétanos depuis moins
de 10 ans et 71,2% depuis moins de 15 ans (1, 3, 4). Plus récemment, dans une enquête nationale téléphonique
réalisée en 2011 par l’Institut de veille sanitaire (InVS), seulement 44% des
personnes âgées de plus de 65 ans déclaraient être à jour de leur rappel
décennal DTP (5). Les couvertures vaccinales des autres
vaccinations recommandées comme le ROR, l’hépatite B, le pneumocoque, ou le
méningocoque restent insuffisantes, malgré une nette progression ces dernières
années (1).
De
nombreuses études scientifiques ont cherché à identifier les freins et les
leviers à la vaccination (6-13). Parmi les freins identifiés, quatre facteurs reviennent
fréquemment : le manque d’information de la population (14), la peur, entretenue par différentes
polémiques, de la non innocuité des vaccins (comme sclérose en plaque et
vaccination anti hépatite B, vaccin et autisme, vaccin antigrippal H1N1 et
adjuvant) (15), les occasions manquées (10, 11, 13) et la difficulté d’accès à la vaccination (13).