jeudi 15 janvier 2015

La fédération japonaise MIN-IREN au congrès national des centres de santé


Allocution prononcée le 2 Octobre 2014 lors du 54ème Congrès National des Centres de Santé par Mamoru Fujisué, Président de la Fédération Japonaise des Etablissements Démocratiques de Santé (MIN-IREN)
"Docteur Eric May, Président de l'USMCS, Docteur Richard Lopez, Président de la Fédération Nationale des Centres de Santé, 
Mesdames et messieurs les Congressistes, Mesdames et messieurs,
Merci de m’avoir permis d’assister aujourd’hui à ce Congrès. Je saisis cette occasion pour vous présenter mes sincères sentiments de respect et toute mon admiration pour vos activités quotidiennes qui visent à offrir des soins de santé de qualité à la population mais aussi à lui assurer une meilleure protection sociale. Je suis venu en France en tant que le représentant d’une organisation qui, comme la vôtre, milite pour mettre fin aux tendances observées généralement dans une grande majorité des pays industrialisés et riches, celles du recul de la protection sociale et celles des tentatives de plus en plus apparentes de faire de la santé et des soins un marché lucratif.  Je souhaiterais surtout avoir des échanges avec vous pour mettre au profit nos expériences et nos pratiques pour mieux servir nos populations.  Je m’appelle Mamoru Fujisué, Président de la Fédération japonaise des établissements démocratiques de santé ou MIN-IREN.  Je suis très heureux de faire votre connaissance.

vendredi 12 décembre 2014

Y aura-t-il des médecins à Noël ? Pourquoi nous ne ferons pas grève

La colère gronde dans le corps médical. Les syndicats de médecins libéraux, les cliniques, et même les urgentistes, chacun y va de sa protestation.
Il y a de quoi ! Les médecins comprennent que, plus ça va et plus leur "professionnalité" est remise en cause. Le sentiment est vif, il est largement partagé.
Mais nous ne ferons pas grève
Si le modèle de la médecine libérale à la française est attaqué de toute part, et si bureaucratie, autoritarisme et toute puissance budgétaire se sont emparés des commandes du système, c’est parce que le système est bien malade, et pour le dire tout net, parce qu’il est déjà en phase terminale.
Le lamentable échec des négociations conventionnelles libérales, qui menacent de faire sombrer avec elles l’Accord National des Centres de Santé illustre la situation : nous sommes rendus au bout d’un cycle.

Pas de médecins libéraux au moment de fêtes pour cause de grève ? Un avant-goût de ce que nos concitoyens connaîtront tout au long de l’année à brève échéance.
Les jeunes généralistes préfèreraient changer de métier plutôt que de l’exercer comme les anciens, c’est un fait.
Nous, médecins de centres de santé, ne ferons pas grève, car nous ne voulons pas entretenir l’illusion que le système doit durer jusqu’à l’agonie.

Oui, le projet de Loi de Santé est insuffisant !
Parce qu’il prévoit le tiers payant ? Parce qu’il ambitionne de faciliter l’accès aux soins et à la prévention ? Bien au contraire!

Le projet de Loi est insuffisant car il ne donne pas l’indispensable élan.
L’élan pour la création de plusieurs centaines de structures publiques d’exercice de la médecine de premier recours, dans lesquelles :
Le travail est organisé en équipe pluriprofessionnelle (généralistes, infirmières, dentistes, etc.),
Les médecins sont salariés, payés à la fonction, avec tous les avantages liés à ce statut (congés maternité, formation, etc.),
L’indépendance d’exercice est garantie à l’équipe,
La sécurité des patients est organisée dans des trajectoires efficientes, avec l’hôpital,
Le tiers payant intégral est systématique,
Les fonctions supports (informatique, tiers payant, facturation, gestion des ressources humaines…) sont déléguées aux personnes qualifiées.

Ce que nous voulons pour Noël ?
Que la révolution du premier recours se concrétise enfin !

dimanche 30 novembre 2014

Centres de santé dans la presse

On parle des centres de santé - Extraits du Quotidien du médecin et du Généraliste, parus la semaine dernière.

Dans le Quotidien du médecin du 21 novembre 2014
"Échec de l’« interpro », austérité budgétaire : les centres de santé en alerte maximum

Les gestionnaires et les médecins salariés des centres de santé ont fait part ce jeudi de leur inquiétude croissante au sujet de leur avenir, lors d’une conférence commune. Les derniers rebondissements de l’actualité conventionnelle et les contraintes financières qui pèsent sur les collectivités territoriales ont assombri l’horizon.

La Fédération nationale des centres de santé (FNCS, gestionnaires) déplore l’échec des négociations interprofessionnelles des libéraux de santé qui, par effet domino, a bloqué la négociation parallèle des centres de santé sur la rénovation de leur accord national et la valorisation de leurs missions.

Les centres devaient notamment percevoir la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) et les différents forfaits élaborés pour la médecine de ville. Ils devaient également bénéficier de l’enveloppe dédiée à la pérennisation des nouveaux modes de rémunération (NMR), qui financent jusqu’à la fin de l’année la coordination de 40 centres (et 260 maisons de santé pluridisciplinaires).


lundi 17 novembre 2014

Non à la réduction de l'offre de soins à Colombes




Madame la Maire de Colombes ( Hauts de Seine) a pris la décision de supprimer toutes les spécialités médicales et la chirurgie dentaire du Centre Municipal de Santé au 1er janvier 2015 !

Le comité de défense du CMS de Colombes dans les Hauts de Seine a mis une pétition en ligne pour s’opposer à cette décision inconséquente !

Nous vous appelons à signer la pétition massivement !


L'USMCS soutient les personnels et les usagers du CMS de Colombes qui se battent pour préserver toutes les activités du centre de santé et ainsi, l'accès aux soins de qualité pour tous.

L'USMCS exige que la Maire annule sa décision sans délai !

Pour l'Union Syndicale des médecins des Centres de Santé
Dr Eric May, Président

lundi 10 novembre 2014

L'avenir des centres de santé en suspend

Le 54ème congrès national des centres de santé s’est terminé sur un double constat partagé par tous les congressistes et tous les représentants de l’Etat, de la CNAMTS et  des associations d’usagers présents :
1.     Le centre de santé est un modèle d’organisation des soins ambulatoires plus que jamais d’avenir. Il  a une place de choix à tenir dans un système de santé refondé, basé sur une organisation territoriale de l’offre de santé  articulant efficacement  secteur ambulatoire et hôpital. Il est  d’évidence aujourd’hui la structure la plus pertinente d’accueil et d’accompagnement  des usagers  dans leur parcours de santé et dans un cadre de service public garanti par la loi, au service de tous les publics : accès aux droits, prévention, soins et accompagnement social.  
2.     Mais l’avenir du centre de santé est suspendu à l’évolution de son cadre réglementaire et de son modèle économique…
Nous avons longuement débattu au congrès des attentes que suscitent les engagements de la Ministre qui ont été rappelés en ouverture par le Directeur Général de la DGOS et les négociations  conventionnelles en cours auxquelles participent les organisations gestionnaires des centres.